Overwatch, la nouvelle poule aux œufs d’or de Blizzard

13 novembre 2015 François Tassain Jeux vidéo,

Blizzard’s Fortress

 

Dix-sept ans. Dix-sept ans que le développeur Blizzard n’a pas créé de licence originale. Dix-sept ans que l’éditeur américain vivait sur ses trois licences phares : Warcraft (et son dérivé World of Warcraft), Starcraft et Diablo. Trois licences qui ont bouleversé les jeux de stratégie en ligne, le hack and slash et les jeux massivement multijoueurs (MMO).

 

Mais les temps ont changé et Blizzard a décidé de frapper un grand coup. Après un jeu nommé Projet Titan abandonné, la firme a présenté le 7 janvier 2014 Overwatch. Il s’agit d’un FPS (First Person Shooter, jeu de tir à la première personne) compétitif en ligne. Une quatrième licence, mais pas n’importe laquelle puisqu’il s’agit de la prochaine succès story de Blizzard. Prévue pour le printemps 2016.

 

Le bon jeu, au bon moment

La réussite d’un jeu doit autant à sa qualité qu’au moment où il arrive. World of Warcraft était le premier MMO grand public à arriver en Occident. Le genre était encore confidentiel et ne s’appuyait sur aucune grande licence.

 

Overwatch est un FPS compétitif en arène. Contrairement à un Call of Duty ou un Battlefield, il met en scène des personnages uniques aux capacités diverses et variées. Pas de soldat anonyme qu’on customise soi-même. Dans le gameplay et l’esthétique, le futur jeu de Blizzard est proche de Team Fortress 2, une autre référence du genre.

 

Dans l'idée et l'esthétique, Overwatch est très proche de Team Fortress 2. Une similitude que les joueurs n'ont pas manqué.

Dans l’idée et l’esthétique, Overwatch est très proche de Team Fortress 2. Une similitude que les joueurs n’ont pas manqué de remarquer.

 

Mais voilà, s’il n’est pas mort, Team Fortress 2 vieilli et n’est pas si populaire que ça. D’autant plus qu’il est le seul jeu du genre sur le marché. Overwatch arrive donc pile au bon moment. La concurrence, composée de jeux peu connus comme Battleborn ou Paladin, arrivera bien trop tard.

 

Avec son énorme fanbase, Overwatch est certain de rencontrer le succès, et les chances que ses joueurs partent vers d’autres horizons sont minces. En effet, plus de 7 millions de personnes se sont portées volontaires pour participer à la bêta !

Un gameplay simple et efficace

 

Un bon jeu nécessite un bon gameplay. Pas d’inquiétude à avoir avec Blizzard, qu’on aime ou pas, le développeur sait faire simple et efficace. Il l’a prouvé avec Heroes of the Storm, un MOBA épuré et simple qui s’est avéré être diablement addictif. Overwatch met en scène 21 personnages dans des affrontements à 6v6. Tous ont deux attaques de base, une ou deux capacités régulières et une capacité ultime. Customisation ? Minimale. Efficacité ? Maximale.

 

 

Sans équipement commun, et avec un rôle possible par personnage, Blizzard crée un jeu facile à équilibrer, où chaque personnage possède « sa » touche personnelle. Difficile de ne pas avoir au moins un favori.

 

Certains personnages sont désespérément classiques. Le soldat 76, avec son fusil d’assaut, sa régénération à couvert, son sprint et son aide à la visée semble tout droit sorti d’un Call of Duty. Mais d’autres, comme le ninja Genji, se démarquent, capables de courir sur les murs ou de faire appel à un grappin, voire de téléporter les alliés.

 

Vous rêviez d'incarner un cowboy ? Overwatch est fait pour vous

McCree est une référence évidente à Clint Eastwood. De quoi attirer l’oeil des amateurs de western.

 

 

Autre coup de com’ de Blizzard : assumer une visée e-sport. S’il y a une grosse différence entre les intentions et le résultat final, ce n’est pas anodin. Le sport électronique, récemment reconnu comme sport à part entière, est extrêmement populaire. La dernière coupe du monde du jeu League of Legend avait mobilisé 32 millions de spectateurs !

 

Le cross-média pour promouvoir un univers

 

La popularité des jeux Blizzard vient aussi de leurs univers, développés depuis des décennies, avec une esthétique propre et une galerie de personnages charismatiques. Une condition que Blizzard a plus que prise en compte pour Overwatch. Avec son nouveau studio de cinéma, Activision-Blizzard compte développer l’univers de son jeu.

 

Mini-films présentant les héros et l’univers, comics, goodies, romans graphiques… il est déjà possible d’en voir les préparatifs. Le talent de Blizzard pour ses cinématiques ne s’est jamais démenti, et ils auraient tort de s’en priver.

 

 

Certains personnages comme le gorille Winston ou l’Anglaise Tracer sont déjà très populaires chez les fans. Leur présence dans Heroes of the Storm, qui regroupe les personnages phares des licences Blizzard, a déjà été actée. Blizzard est donc prêt à tout pour que leur nouveau-né ait autant de visibilité que ses autres licences.

 

La seule inquiétude ? Le prix. Alors qu’on s’attendait à le voir débarquer en Free To Play, le jeu coutera 60 à 70 euros à l’achat (fonction de si vous êtes sur pc ou console). Un prix de départ assez élevé. Qui pourrait même bloquer certains joueurs. Un problème dont est conscient Blizzard… qui n’hésitera pas à changer de politique de prix si nécessaire.

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