Mad Max, notre test d’un jeu malheureusement trop sous-estimé

11 septembre 2015 Tristan Bories Jeux vidéo,

In Dust we trust

 

J’ai été vraiment étonné qu’on ne parle pas plus de Mad Max. Il est sorti dans l’anonymat le plus total, avec quelques trailer par-ci par-là, mais aucune hype autour du jeu. Pour ma part, je trouvais le concept de base intéressant sans être franchement transcendant. Et puis vu que personne n’en parlait, je me suis dit que le jeu devait être un paresseux raté. Vous savez, c’est le genre de titre qui est tellement plat qu’on ne prend même pas le temps de critiquer tant on n’a rien à dire dessus.

 

J’étais loin d’imaginer à quel point je me trompais…

 

À peine remis de Mad Max : Fury Road, je me suis donc mis dans la peau de ce cher Max, et j’ai arpenté les contrées désertiques du monde de George Miller. Voici un aperçu de mon épopée.

Les paysages fantastiques de Mad Max

 

La Vengeance dans la peau

 

Le monde n’est plus que poussière. Un vulgaire amas de sable dans lequel une Humanité dérangée se tortille avec fureur afin de prolonger sa misérable existence. Et moi, je suis Max.

 

L’histoire n’a pas commencé depuis deux minutes qu’une espèce de Seigneur de guerre me pique ma caisse et me laisse pour mort au milieu du désert. Animé par la rage d’un chicanos en pleine traversée de la frontière, je cours, je me raccroche à la vie, je me saoule avec le bruit… (Balavoine quand tu nous tiens).

 

À bout de souffle, je parviens à me tracer un chemin jusqu’au fameux Warlord et, avec tout mon amour, lui plante une tronçonneuse en travers du crâne. Ça lui apprendra à toucher à mes affaires.

Un petit coup de tronçonneuse avec tout mon amour

From Chainsaw, With Love

 

Je vous passe le reste, l’important c’est qu’au final je me retrouve seul, paumé dans l’immense désert et sans voiture. C’est là que je fais la rencontre d’un bossu au visage digne d’une toile de Picasso. Sorte de mélange entre Golum et Éphialtès dans 300, le bougre me propose de me bricoler une voiture à partir d’un amas de tôle rouillé. Super. Je m’empresse de le rebaptiser Bernardo, comme dans Zorro. Il rouspète un peu au début avant de s’incliner lorsque je sors ma matraque. Un brave petit au final ce Roberto.

Une brave bête ce Roberto

Une brave bête ce Roberto

 

Alors autant vous dire qu’au départ, mon niveau de SWAG est proche du néant. J’ère sur la route comme un vulgaire étudiant en sortie de boite un dimanche matin. Le bolide, enfin ce qu’il en reste, n’est constitué que d’une série de barres en métal cuivré que l’on aurait posées avec dédain sur quatre roues de caddie. C’est pas grave, je vais me refaire.

Une attaque de Kamikaze

The world is mine

 

Le monde est parsemé d’activités amusantes que je peux faire histoire de me faire un peu d’argent. Parce que « pimper » ma voiture, ça coûte cher. Il y a une tonne d’améliorations, et si je veux me faire le Tank de mes rêves, je vais devoir en avaler du kilomètre.

 

Déjà rien qu’en me baladant, je croise régulièrement des bandes d’agités du volant, qui cherchent désespérément à me dessiner un sourire sur la gorge à grand coup de canif. Heureusement que j’ai toujours mon harpon sur moi, prêt à donner de l’Amour.

 

Je peux choisir d’extraire le conducteur directement de la voiture ou encore lui accrocher une roue pour le faire valdinguer en l’air. Le mec qui a inventé ça est un génie.

 

Je m’attaque ensuite à un camp de Warboys. Et alors que certains sont protégés par deux consanguins trop occupés à tripoter leur petite cousine, d’autres sont de véritables forteresses. Du coup il faut que je m’organise. Je commence par écumer les petits camps autour, histoire de dérouiller du petit chauve dans les règles de l’art, puis, une fois que ma voiture est assez badass, je commence à attaquer les camps. Une vraie boucherie.

Un petit combat avec des War Boy dans Mad Max

Les combats sont d’ailleurs sacrément impressionnants. J’arrive à enchainer les coups de manière simple et parviens à les envoyer au tapis en moins de deux. Vous pouvez commencer à claquer vos gencives purulentes les gars, la Grande Faucheuse est arrivée. Et autant vous dire que je laisse le tricot à mère Theresa, moi je suis plus dans l’entretien de masse. Le Monsieur Propre du Nouveau Monde en quelque sorte.

 

Alors c’est vrai que la vie dans le Wasteland a quelque chose de répétitif. Mais mon Dieu que c’est jouissif ! À chaque fois que je découvre une planque, je la fouille de fond en comble afin de déterrer tous les morceaux de ferraille et les bidons d’essence qui traînent (oui parce que la voiture consomme un max et qu’il faut faire le plein régulièrement). J’ai cette folie des grandeurs qui me pousse à économiser un max pour customiser ma voiture et mon apparence. Je veux pouvoir ressembler au véritable Boss des terres désolées, avec un blouson sur lequel il y aurait écrit « Who’s your Daddy ? ». 

Une explosion digne du film Mad Max Fury Road

Bref, vous l’aurez compris, je me suis éclaté comme un petit fou sur ce Mad Max. Entre les poursuites en voiture qui deviennent de plus en plus épiques avec le temps, les combats à main nue d’une violence rare, et ce monde ouvert gigantesque, autant vous dire que vous allez en avoir pour votre argent.

Alors c’est sûr qu’il y a des airs de déjà-vu, mais comment dire… On s’en fout non ? Le but d’un jeu est d’apporter du fun et un maximum d’approches différentes. Et pour le coup, Mad Max remplit allègrement le contrat !

Mad Max

Génial !

Les plus

  • Un immense terrain de jeu
  • Beaucoup de choix de personnalisation

Les moins

  • Un poil répétitif

NOTE FINALE :

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