Hell’s Club : Le Mashup du nightclub le plus dangereux du monde

2 septembre 2015 François Tassain Actu/Buzz,

Le mauvais endroit, au mauvais moment

 

Avez-vous remarqué que le club est l’un des endroits par lequel tous les films d’action passent ? De Star Wars à John Wick, difficile de trouver un film d’action qui n’a pas sa séquence pleine de tension au milieu des danseurs et des cocktails exotiques. Un lieu commun qui a donné des idées à un internaute, Antonio Maria Da Silva (AMDS Films), adèpte des mashups.

 

Pour rappel, un mashup est l’assemblage de scènes venant de plusieurs films différents. Le « but » est d’assembler les scènes de manière logique afin d’en créer des inédites, qui n’auraient pas été possibles en temps normal. Ainsi, Hell’s Club fusionne les scènes « nightclub » d’une trentaine de films (Star Wars, Blade, Terminator, Collaterral). Si toutes les scènes viennent des films et semblent être vierges de toute retouche, ce n’est pas le cas. Ici et là, on peut voir un stormtrooper à côté d’Austin Power ou Van Damne derrière Anakin. Tout ceci permet de lier encoreplus les scènes et de créer un lieu unique. L’illusion est tout simplement parfaite, avec un casting à faire fantasmer les cinéphiles.

 

Un genre à par entière

 

La création d’histoires (ici, une fusillade dans une boite de nuit) en utilisant les scènes d’autres films est une pratique très courante sur le net, souvent divisée entre deux « écoles ». La première consiste à prendre des scènes non retouchées de films différents,  pour les faire coexister (les mashup), tandis que la seconde rajoute ou change par dessus les dialogues, donnant un sens totalement différent à la scène (le détournement).

 

Les détournements les plus connus sont du réalisateur… Michel Hazanavicius. Derrick contre Superman, en 92, relate l’affrontement entre les deux personnages alors que TV5 vient de disparaître. La classe américaine: Le Grand détournement, long de 70 minutes (!) raconte dans un hommage à Citizen Kane… la mort de l’homme le plus classe du monde et relate les péripéties de deux journalistes qui vont enquêter sur ses dernières paroles: « monde de merde ».

 

"On va manger des chips!" (Le grand Détournement)

« On va manger des chips! » (Le grand Détournement)

 

Oui, Hazanavicius ne tournait pas qu’à l’eau claire. Le succès de son film (qui a inspiré bon nombre de personnes dont le célèbre Mozinor) vient entre autre du fait que les voix du doublage sont celles de doubleurs français officiels originaux des acteurs américains (Le grand détournement est intégralement fait à partir de scènes de films américains entre les années 56 et 80). Qu’on aime ou pas le résultat, il s’agit d’un film à voir au moins une fois, ne serait ce que pour se rendre compte du travail colossal pour aboutir à une telle œuvre.

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